
Une soirée entre démonstration, frisson et désillusion. L’Espagne a déroulé face à l’Autriche, le Portugal a arraché sa qualification au bout du suspense contre la Croatie, tandis que la Suisse a froidement mis fin au parcours algérien.

Mikel Oyarzabal (Espagne)
Pas toujours le plus spectaculaire, rarement celui qui attire toute la lumière, mais terriblement précieux. Face à l’Autriche, Mikel Oyarzabal a encore rappelé qu’il était l’un de ces joueurs capables de faire basculer un match sans faire de bruit. Double buteur, juste dans ses déplacements et clinique dans la surface, l’attaquant espagnol a parfaitement lancé la Roja vers les 1/8. L’Espagne a des artistes, elle a aussi un finisseur fiable.
Gonçalo Ramos (Portugal)
Le Portugal se dirigeait vers une prolongation pesante, presque dangereuse. Puis Gonçalo Ramos a surgi. Entré dans une soirée tendue, l’attaquant portugais a choisi le meilleur moment pour faire exploser les siens et briser les espoirs croates. Un but dans le temps additionnel qui rappel l’importance des SuperSub dans les grandes compétitions.

L’Algérie
Les Fennecs espéraient bousculer la Suisse, ils ont surtout fini par s’éteindre progressivement. Trop peu dangereux, trop rarement capables de casser le bloc adverse, les Algériens ont donné l’impression de courir après le match sans jamais vraiment le saisir. Face à une Nati clinique, il fallait de la folie. Elle n’est jamais arrivée.
L’Autriche
L’Autriche avait des arguments pour gêner l’Espagne, mais elle n’a jamais vraiment réussi à les poser sur la pelouse. Pressée, étirée, souvent en retard dans les sorties de balle, la sélection autrichienne a passé une grande partie du match à subir la maîtrise de la Roja. À ce niveau, courir après le ballon pendant 90 minutes finit rarement bien.