
Pour sa première conférence de presse à la tête du FC Metz, Luc Holtz a posé les bases de son projet. Avec un staff marqué par des visages bien connus du football luxembourgeois, l’ancien sélectionneur des Rout Léiwen veut recréer une dynamique collective.
Trois jours seulement après la reprise, Luc Holtz n’a pas encore toutes les réponses. Le groupe est encore mouvant, le mercato peut encore modifier les équilibres, les noms s’accumulent dans sa tête et les automatismes restent à construire. Mais une chose ressort déjà de sa première prise de parole c’est l’envie de remettre du positif dans un club touché par une saison difficile.
« On ne peut plus influencer ce qu’il y a eu, mais on peut influencer le futur », a insisté le nouvel entraîneur messin, déterminé à tourner la page. Dans son discours, Holtz a beaucoup parlé de confiance, de plaisir, de collectif. Des mots simples, mais centraux dans sa méthode. Après une période compliquée, il sait que le moral d’un groupe peut être atteint. Son rôle, dit-il, sera aussi de « remettre de la positivité » et de redonner une direction claire.
Et cette direction passera aussi par une part de Luxembourg. Car si Holtz arrive dans un nouveau club, une nouvelle culture et un nouvel environnement, il n’est pas totalement seul. À ses côtés, on retrouve des hommes qu’il connaît, qu’il estime, et qui portent eux aussi une histoire liée au Grand-Duché. Mario Mutsch, qu’il a côtoyé en sélection pendant de longues années, fait partie de ceux-là. Holtz ne cache pas la confiance qu’il lui accorde : « C’est une personne à qui je fais confiance. »
Même logique pour Yannick Kakoko, dont il souligne d’abord les qualités humaines avant les compétences techniques. Pour Holtz, la construction d’un staff ne se limite pas aux diplômes ou aux idées de jeu. Elle repose d’abord sur les personnalités, la loyauté et la capacité à avancer ensemble. « Si je choisis quelqu’un pour travailler ensemble, c’est d’abord la personne qui est importante », a-t-il rappelé.
Ce fil luxembourgeois n’est donc pas anecdotique. Il raconte une manière de travailler made in Rout Léiwen, proximité, confiance, collectif. Des principes que Holtz veut désormais transposer à Metz. Dans un club où les supporters ont souffert, où les jeunes devront être accompagnés et où la pression de la remontée existera forcément, l’ancien sélectionneur veut recréer un bloc. Staff, joueurs, dirigeants, public : tout le monde devra marcher « dans la même direction ».
À l’entendre, la mission ne sera pas linéaire. Holtz prévient déjà qu’il y aura « des hauts » mais aussi « des moments plus délicats ». C’est précisément là, selon lui, que se jouera la réussite du projet. Le FC Metz redémarre en Ligue 2, avec un groupe jeune, du talent comme le jeune international luxembourgeois de 16 ans Hamza Kadamani, mais aussi beaucoup de travail devant lui.