
Pendant que vous dormiez, la Coupe du monde, elle ne s’est pas arrêtée. Un premier match à 21h puis trois rencontres étaient au programme : les Brésiliens ont partagé les points avec le Maroc (1-1), l’Écosse a dominé Haïti (1-0) et l’Australie a surpris la Turquie (2-0). Résumé de la nuit.
Quatre matchs en une nuit. Le Mondial monte en puissance. Qatar-Suisse a ouvert le bal sur un nul (1-1), pendant que l’Écosse prenait la tête du groupe C en dominant Haïti (1-0). Le duel Brésil-Maroc, premier vrai choc du tournoi, s’est terminé sur un partage des points (1-1). L’Australie, elle, n’a laissé aucune chance à la Turquie (2-0) pour clore la nuit.
Premier vrai duel alléchant du Mondial, et les Marocains ont répondu présent. Saibari a ouvert le score d’un ballon piqué chirurgical qui a trompé Alisson. Le Brésil a souffert, longtemps, avant que Vinicius ne remette les siens dans le match d’un dribble et d’une frappe enroulée. La deuxième mi-temps n’a rien changé.
Un 1-1 au MetLife Stadium de New York, là où se jouera la finale le 19 juillet. Les demi-finalistes du Qatar 2022 prennent un point.
L’Écosse démarre fort. Un seul but, mais il suffit pour passer en tête. McGinn a ouvert le score à la 28e minute au terme d’une action collective sur le côté, conclue par un centre dans la surface. Pas spectaculaire mais efficace.
Haïti a tenté de revenir, porté par la vitesse de ses attaquants. Les Caribéens se sont procuré plusieurs occasions franches mais ont manqué de précision dans le dernier geste. L’Écosse tient bon et s’impose 1-0. Elle prend la tête du groupe C dès la première journée, un groupe qui comprend le Brésil et le Maroc. Dans cette course à la qualification, ces trois points ont déjà leur importance.
Après le Qatar, c’est la deuxième surprise de cette soirée et cette fois-ci c’est dans le groupe D. L’Australie a dominé une Turquie pourtant bien armée techniquement, avec Güler et Çalhanoğlu dans ses rangs. Les Turcs ont eu le ballon, pas les buts. Irankunda a frappé en premier à la 27e minute sur un contre éclair, conclut avec sang-froid. En deuxième période, l’Australie a défendu avec discipline et attendu son heure. Metcalfe a fini le travail à la 75e d’une frappe du gauche à ras de terre depuis l’extérieur de la surface. 2-0, trois points et une Turquie en difficulté dès l’entrée dans la compétition.
Il n’avait pas forcément la cote avant ce match. Nestory Irankunda, 20 ans, ailier de Watford, a pourtant crevé l’écran cette nuit sous les couleurs de l’Australie. Lancé dans le dos de la défense turque par Okon-Engstler, il a effacé Demiral d’un grand pont et conclu au premier poteau sans trembler. Un but qui a tout changé pour les Socceroos, pris en défaut dans le jeu mais vainqueurs au final.
TOPS
Ayyoub Bouaddi (Maroc)
Le Maroc a un trésor dans l’entrejeu. Bouaddi, 18 ans, milieu de Lille, a choisi les Lions de l’Atlas plutôt que les Bleus le 15 mai dernier. Un choix assumé, une première en Coupe du monde réussie. Les chiffres parlent : 86 ballons touchés, 66 passes tentées à près de 90% de réussite, six récupérations, quatre tacles. Pas de déchet, pas de frayeur. Une maturité déconcertante pour son âge dans un match de cette envergure. Le lionceau a rugi.
Australie
Personne ne les attendait à ce niveau face à la Turquie. Les Socceroos ont pourtant livré un match sérieux, discipliné, et efficace. Défense solide, transitions rapides et deux buts bien construits. Irankunda a régalé, Metcalfe a conclu. Trois points et un message envoyé au groupe D.
FLOPS
Suisse
Face au Qatar, la Nati tenait sa victoire. Jusqu’à la 90e+5 où Khoukhi a égalisé pour un nul (1-1) totalement inespéré. Embolo et ses coéquipiers avaient ouvert le score sur penalty mais n’ont jamais réussi à faire le break face à un adversaire pourtant abordable. Kobel a sauvé les meubles à plusieurs reprises, Abunada en a fait autant de l’autre côté. Résultat : un point au lieu de trois et un groupe B qui se resserre déjà.
Le milieu de terrain brésilien
La Seleçao a souffert dans l’entrejeu. Casemiro, transparent, n’a pas tenu son rang et a été sorti dès la pause au profit de Fabinho. Devant, personne ne pressait. Derrière, la défense s’est retrouvée seule. Sur le but de Saibari, Brahim Diaz ne ferme pas l’angle et Marquinhos réagit trop tard. Trop juste pour un favori annoncé.