
L’Espagne et la Belgique ont validé leur ticket pour les quarts de finale au terme d’une soirée riche en symboles. La Roja a fait tomber le Portugal dans les derniers instants, tandis que les Diables rouges ont mis fin au rêve américain. Entre coup de poignard espagnol, démonstration belge et désillusions majuscules, retour sur les Tops et Flops de la soirée.

Charles De Ketelaere (Belgique)
Dans une soirée où les États-Unis rêvaient d’un grand frisson à domicile, Charles De Ketelaere a joué les briseurs d’ambiance. Double buteur, toujours juste entre les lignes, le Belge a donné le tempo d’une démonstration parfaitement maîtrisée. Longtemps catalogué comme un talent en attente de confirmation, il a cette fois pris la lumière au meilleur moment. Un match de patron, dans une Belgique qui semble monter en puissance quand le tournoi devient sérieux.
Mikel Merino (Espagne)
Il n’a pas eu besoin de beaucoup de temps pour changer le destin d’un match entier. Entré en cours de jeu, Mikel Merino a attendu les derniers instants pour faire basculer le choc ibérique et envoyer l’Espagne en quarts. Dans une rencontre fermée, tendue, presque étouffée par l’enjeu, le milieu espagnol a eu ce que les grands matchs réclament : du sang-froid, du flair et le sens du bon moment. Cruel pour le Portugal, immense pour la Roja.

Le rêve américain, coupé au montage
Tout était prêt pour le grand film : le public, le pays hôte, la génération dorée, le scénario d’un football américain enfin capable de changer de dimension. Mais face à la Belgique, le blockbuster a viré au court-métrage. Les États-Unis ont eu l’affiche, l’ambiance et l’espoir, mais jamais vraiment le contrôle du match. Une élimination d’autant plus brutale qu’elle enterre, au moins pour cette Coupe du monde, l’idée d’un basculement historique à domicile.
Le Portugal, trop prudent pour survivre
Dans un choc pareil, il fallait oser. Le Portugal a surtout attendu. Longtemps solide, rarement emballant, presque trop calculateur, la Seleção a donné l’impression de jouer avec le frein à main. Cristiano Ronaldo a traversé la soirée sans réellement peser, pendant que l’Espagne prenait peu à peu le contrôle du match. À force de vouloir éviter l’erreur, le Portugal a fini par subir un but impossible a remonter.