
Les huitièmes de finale ont offert un week-end intense, entre exploit retentissant, confirmation d’un outsider devenu sérieux prétendant et grosses désillusions pour des équipes incapables d’assumer le rendez-vous.

Erling Haaland (Norvège)
Il y a des soirs où les grands joueurs changent l’histoire d’un pays. Face au Brésil, Erling Haaland a encore frappé au moment où tout se joue. Longtemps discret, parfois isolé, l’attaquant norvégien a attendu son heure avant de faire basculer la rencontre avec un doublé tardif. Deux buts pour renverser la Seleção, envoyer la Norvège en quart et rappeler qu’avec Haaland, il ne faut jamais lui laisser un ballon.
Le Maroc
Le Maroc n’a plus besoin d’un miracle pour exister dans une Coupe du monde. Face au Canada, les Lions de l’Atlas ont d’abord laissé passer l’orage avant de dérouler avec une froideur impressionnante. Solides, patients, puis cliniques dans le dernier geste, les Marocains ont gagné comme une équipe habituée à ces rendez-vous. Le conte de 2022 ressemble désormais à une vraie continuité.

Le Brésil
Sortir en huitième, pour le Brésil, ce n’est jamais une simple élimination. C’est une secousse. La Seleção a eu le ballon, les occasions et les individualités, mais pas le sang-froid. Entre le penalty manqué, les choix hésitants et cette incapacité à tuer le match, le Brésil a laissé une porte entrouverte. La Norvège s’y est engouffrée. Cruel, mais pas totalement illogique.
Le Paraguay
Le Paraguay voulait survivre, il a surtout oublié de jouer. Face à une équipe de France loin d’être flamboyante, l’Albirroja avait une vraie fenêtre pour créer le doute, mais a préféré s’enfermer dans un plan minimaliste, presque frileux jusqu’à l’excès. Défendre bas et casser le rythme, l’idée pouvait tenir un temps, pas tout un match de Coupe du monde. À force de ne rien proposer, le Paraguay a fini par être puni. Une élimination logique pour une équipe qui a davantage cherché à ne pas perdre qu’à gagner.