
Veille de match retour pour l’équipe nationale. Jeff Strasser et Laurent Jans étaient présents en conférence de presse pour évoquer l’état des troupes. Le scénario catastrophe n’est pas envisagé, et l’équipe s’avance sûre de ses forces pour terminer le travail entamé à l’aller.
« Tout le monde est en train de se poser beaucoup de questions ». Un peu taquin, Jeff Strasser s’est amusé de l’une de nos questions au moment d’évoquer la manière d’aborder psychologiquement la rencontre avec une avance confortable de deux buts.
Forcément, le format peu habituel au niveau international a de quoi interroger. Si le Luxembourg possède sur le papier les meilleures individualités et a fait une bonne partie du job à l’aller, cette rencontre ne ressemblerait-elle pas à un piège que les joueurs pourraient aborder de manière un peu trop sereine ? Absolument pas selon le sélectionneur national, qui sent un groupe sûr de ses forces, sans excès de confiance : « Je sens une équipe confiante, car elle a déjà montré ses qualités. Chaque joueur a confiance en ses qualités. Aucun d’entre eux ne rentrera dans ce match avec un excès de confiance, on va se concentrer sur le contenu du match. On part comme si le score était de 0-0 et on abordera la rencontre de demain dans cet état d’esprit. »
Et pour cause : les Rout Léiwen abordent ce match retour dans des conditions idéales. Hormis l’avance acquise à l’aller, tous les joueurs seront disponibles demain, excepté un Tiago Pereira malade sur lequel un doute subsiste. Cela confirme donc la présence d’Anthony Moris dans les cages, lui qui était sorti à l’aller après une petite pointe ressentie. Ce qui ne sera pas le cas de son ancien coéquipier à l’Union Saint-Gilloise Teddy Teuma, sur le flanc plusieurs semaines suite à sa blessure contractée lors du premier round de cette double confrontation.
Confiance donc, d’autant plus que la prestation de l’aller n’était pas la meilleure sous l’ère Strasser, et que la marge de progression est réelle pour ce groupe. Le coach a d’ailleurs rebondi sur les points qui n’avaient pas parfaitement fonctionné il y a quatre jours, persuadé que ses joueurs vont faire mieux demain : « On sait qu’à Malte, au niveau de la créativité et de la concentration dans le dernier tiers du terrain, on a fait des matchs bien meilleurs. On a perdu trop de ballons simples qui étaient peut-être dus aux conditions (vent, terrain) et qui ont apporté des situations de transition dangereuses pour cette équipe maltaise qu’il faudra éviter demain. Le gain du deuxième ballon n’a également pas été parfait, et ça a souvent à voir avec un certain impact, une certaine agressivité. Le fait d’avoir un grand nombre de joueurs sous le coup d’une suspension peut expliquer pourquoi ces situations n’ont pas été négociées de la manière habituelle, et je suis certain que ça sera différent demain. »
Oubliée l’épée de Damoclès du match aller qui était au-dessus de la tête de sept des onze titulaires, la rencontre de demain verra des Lions aborder la rencontre totalement libérés.
Un match crucial qui pourrait être aussi le premier véritable accomplissement de certains jeunes joueurs de l’équipe nationale, à l’image de Dardari, Pereira, Moreira, Videira ou encore Duarte. Un passage obligé pour ces jeunes, qui leur permettrait d’engranger de l’expérience à travers un succès, pour entamer cette nouvelle ère de la meilleure des manières. Laurent Jans a d’ailleurs confirmé que le rôle des joueurs expérimentés entrait aussi en compte dans ces moments-là, afin que tout le monde ne ressente pas trop de pression, et avance en direction du match de demain avec confiance.
Et pas question d’imaginer le pire pour le sélectionneur. À une question qui évoquait le fait d’avoir travaillé les tirs au but dans le cas d’un scénario défavorable demain, Strasser n’a pas tergiversé : « Travailler les tirs au but ? Pourquoi ? De toute façon, ça ne sert pas à grand-chose de travailler ces tirs au but, car c’est compliqué de simuler les conditions qu’on peut retrouver en match. »
L’heure n’est donc pas à la crainte pour les Rout Léiwen, et le match de demain devra venir confirmer ce vent d’optimisme qui irradie la sélection depuis le match aller, et le succès glané à Malte (0-2).