
Ils se sont rencontrés sur le sable canadien, se sont construits à Montréal et s’épanouissent aujourd’hui sur les parquets luxembourgeois dans la Mixvoip League. Catherine Amyot, cadre du VC Mamer, et Olivier Landuydt, joueur engagé à Bertrange, partagent bien plus qu’une passion commune pour le volleyball. Interview croisée de ce couple qui a fait du jeu à deux une force.
MENTAL! : Comment arrivez-vous à concilier vos vies de volleyeurs avec une vie de couple en dehors du terrain ?
Catherine : C’est vrai que c’est assez énergivore mais nos entraînements ont souvent lieu les mêmes jours, ce qui fait qu’on a tout de même deux soirées par semaine ensemble. Le dimanche est généralement notre jour off et il est réellement sacré pour nous. Dès que l’on peut aller voir jouer l’autre, on le fait. On se soutient mutuellement et on profite pleinement de l’expérience.
Olivier : Pour moi, c’est assez simple. Soit je suis au travail, soit au volley, soit avec Catherine. Tout s’organise naturellement autour de ça.
Qui est le coach officieux du couple ?
O : De par son vécu, Catherine a clairement joué beaucoup plus le volleyball que moi. Je n’écoute pas toujours… mais j’essaie quand même d’appliquer ses conseils !
C : J’ai joué quatre années universitaires, Olivier a évolué au niveau College, et j’ai aussi sept ans et demi de plus que lui. Forcément, je lui donne peut-être un peu plus de conseils volley mais on échange énormément. On vit tous les deux dans ce milieu, donc le dialogue est constant.
Catherine, Mamer vise encore très haut cette saison. Quel est le meilleur conseil qu’Olivier t’ait donné dans la quête d’un nouveau titre ?
C : Que tout est dans l’attitude. Bien sûr, il y a le talent, mais le volleyball est un sport extrêmement mental. C’est une bataille permanente avec soi-même. Et si tu n’as pas ce truc en toi, cela sera forcément plus compliqué.
Si vous deviez décrire chacun de vous comme joueur en trois adjectifs, lesquels choisiriez-vous ?
C : À mes yeux, Olivier est déterminé, discipliné et doté d’une énergie positive qu’il diffuse partout autour de lui. Cette qualité-là est très importante dans la vie d’un groupe.
O : Pour Catherine, je dirais : intelligente, mature et polyvalente.
Qui est le plus stressé avant un match important ?
C : C’est clairement Olivier. Il a absolument besoin de sa routine : bien manger, se coucher tôt… sinon, cela peut affecter son jeu.
O : En effet, je suis beaucoup plus superstitieux que Catherine.
Qui met le plus l’ambiance ?
C : Moi, mais seulement quand tout va bien (rires).
Qui est le plus mauvais perdant à la maison ?
(Rires des deux)
O : Les deux ! Sur le terrain, c’est plutôt Catherine. Dans la vie de tous les jours… c’est clairement moi.
Qu’est ce qui est le plus impressionnant chez Olivier ?
C : Sa motivation à atteindre ses objectifs, aussi bien dans la vie quotidienne que dans le volleyball.
Chez Catherine ?
O : Son service et sa vision du jeu.
A contrario, sur quoi l’autre doit s’améliorer encore ?
C : Olivier doit encore faire évoluer sa défense.
O : Je dirais que Catherine peut s’améliorer dans le contre au block.
Jocelin Maire
Mental Médias SARL
15 Rue Emile Mark
L-4620 Differdange LUXEMBOURG