Sébastien Grandjean : « On joue le football que j’aime »

Le Fola a fait une excellente opération ce week-end, en recollant définitivement au peloton candidat à l’Europe. Fort de deux victoires consécutives avec quinze buts marqués et zéro encaissé, le tenant du titre arrive motivé dans le sprint final. Au même titre que son entraîneur Sébastien Grandjean, qui aime le jeu et l’esprit de ses joueurs, à sept rencontres de la fin du championnat. Entretien.

Le mois de février avait été assez compliqué, avec deux défaites en quatre matchs. Si on prend le mois de mars, l’équipe tourne t-elle bien mieux selon vous ?

Oui, clairement. En termes de résultats, évidemment. Maintenant, il faut aussi prendre en compte contre qui on a joué, donc il ne faut pas s’emballer. Ce qui est certain, c’est que niveau performances, on est bien meilleur. Le retour de garçons comme Delgado, Bensi, rien que de les avoir à l’entraînement avec le groupe fait beaucoup de bien. Il faut aussi noter que l’équipe est bien en place, les nouveaux sont définitivement intégrés dans le jeu que je prône. Tous ces éléments ont pris du temps à se mettre en place, mais aujourd’hui, que cela soit Mustafic, Dragovic, ils savent parfaitement ce qu’ils ont à faire, et le font très bien. Il ne faut pas oublier qu’on a du se passer de Diogo Pimentel après l’hiver, donc on devait trouver la bonne formule. Tout ça fait qu’on a du s’adapter. Si on regarde bien, on avait perdu Delgado derrière, Pimental au milieu, Sinani en meneur, et Hadji en buteur, soit toute la colonne vertébrale. Donc quand je vois tout cela, je peux dire qu’on est fier aujourd’hui d’être dans la course malgré tout ça. Et on commence des matchs avec 7-8 premières licences, ce qui est fantastique. On est conscient de cela, et cela nous satisfait énormément.

Beaucoup vont dire que vos deux dernières rencontres ont été joué face à deux condamnés, mais peu ont tout de même réussi à avoir de tels résultats face à Rodange et le RM Hamm. Pensez-vous qu’au delà de l’adversaire, le contenu est exactement celui que vous voulez voir ?

Tout à fait. On est dans le football que j’aime, celui qu’on pratiquait la saison dernière et qui nous a permis d’être champions. On est revenu dans ce jeu rapide, offensif, avec beaucoup de mouvements et la possession. Quinze buts en deux matchs, même face à des équipes mal-classées, c’est que cela tourne bien. Pour marquer autant, il faut se créer au minimum le double d’occasions, soit plus de trente en deux matchs. C’est énorme. L’arrivée de Thibaut Jacquel qui s’est parfaitement intégré dans notre jeu apporte aussi beaucoup. Cela a pris un peu de temps pour arriver où nous sommes aujourd’hui, ce qui est un peu dommage car j’estime que nous avons perdu quelques points évitables à gauche et à droite. On aurait pu, je pense, sans cela, aller encore jouer le tire.

Vous faites une excellente opération ce week-end au classement, en revenant à un point de la troisième place, et quatre de la seconde. Pensez-vous avoir un groupe suffisamment armé pour pouvoir tenir jusqu’au bout de la saison et ce qui peut commencer à s’apparenter à un sprint final ?

Oui. On ne s’affole pas, on ne s’emballe pas. On travaille énormément notre jeu, et je vois une qualité qui peut nous permettre de prendre énormément de points d’ici la fin du championnat. Maintenant, il nous reste des gros matchs. On doit aller à Dudelange, on doit recevoir la Jeunesse et le Racing… Mais on va aborder ces rencontres avec beaucoup d’envie, de plaisir, et de maîtrise tactique. On est armé pour ce sprint final, j’en suis certain.

Ne pas terminer européen serait-il donc un échec ?

Oui, absolument. C’était l’objectif donné par mes dirigeants. On sait tout ce qui s’est passé, et ils le voient aussi. Tous ces jeunes qui jouent, c’est fantastique. Mais en effet, ne pas être européen serait une déception, et un échec. Mais si on termine dans ces places qualificatives, avec l’année que nous avons vécue, cela sera une très belle année pour le Fola, avec la Coupe d’Europe en début de saison et la reconstruction de ce groupe. Et il reste évidemment la Coupe.

Vous avez neuf points de retard sur Dudelange, mais une part de vous pense t-elle encore au titre ? Sachant que vous avec encore une confrontation directe contre le leader ?

Il faudrait que toutes les planètes s’alignent. Pour être champion, il faut faire 21 sur 21, tout en voyant les équipes devant chuter à plusieurs reprises. Cela fait beaucoup. mais je suis un compétiteur, et tant que ça n’est pas fait, on joue à fond, ça c’est certain.

Le match de Coupe de ce mercredi face à une équipe de Mondercange en pleine forme va t-il être l’occasion de faire tourner ?

J’aime la Coupe. Je l’ai gagné en Belgique, ce que je n’ai pas fait au Luxembourg en terminant finaliste une fois. Le Fola ne l’a plus gagné depuis presque 70 ans, donc c’est un bel objectif, et on va le jouer à 100%.

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