Gullit Ramos : « Si je marque, je pense que je vais célébrer »

Ce weekend, place à un derby. Le FC Marisca Mersch reçoit en effet dans ses installations le voisin de Medernach. Outre l’aspect particulier des duels entre voisins, ce match s’annonce extrêmement important en raison de la proximité des deux équipes au classement : Medernach (9e) et Mersch (12e) ne sont séparés que de six points. Ce match sera encore plus particulier pour Gullit Ramos qui est passé de Mersch à Medernach lors du mercato hivernal. L’attaquant de 20 ans a accepté de se livrer dans nos colonnes.

C’est le grand match ce weekend… Vous allez devoir faire attention de ne pas vous tromper de vestiaires…

(Rires) Oui, c’est vrai. Ce sera un match très spécial pour moi. Je me réjouis de le jouer. Ça va me faire plaisir de revoir mes anciens équipiers. Sur le terrain, on sera évidemment adversaires, mais en dehors, on reste des amis. J’avais marqué deux buts lors du match Medernach-Mersch. J’espère donc marquer deux buts pour Medernach dimanche.

Revenons justement sur votre parcours à Mersch. Vous étiez leur meilleur buteur du premier tour et le 14 décembre, à la surprise générale, Medernach a annoncé votre arrivée sur leur page Facebook… Étiez-vous déjà en contact avec le club depuis longtemps ?

Oui, j’étais en contact avec eux depuis quelques semaines. Mon préparateur physique personnel est au club et beaucoup de mes proches y jouent. Le contact s’est fait naturellement à l’issue des derniers matchs du premier tour et tout est allé très vite.

Vous étiez le premier d’une longue liste de départs à Mersch. Ces départs étaient-ils liés ?

Écoutez, s’il y a plusieurs départs, c’est parce qu’il y a un problème… Mais je préférerais ne pas approfondir le sujet.

Au moment où vous avez quitté, saviez-vous que Paul Hunnewald (n.d.l.r. l’ancien entraîneur de Mersch, remplacé par Mikhail Zaritski fin décembre) allait également quitter ?

Non, pas du tout. Je n’en savais rien. D’ailleurs peu importe, mon départ n’avait absolument rien à voir avec l’entraîneur. Mon départ est en rapport avec la direction du club.

Venons-en à l’aspect pratique de votre départ. Mersch joue sur un terrain en herbe, Medernach sur un synthétique. Quels autres paramètres ont changé ?

Ça m’est égal pour être franc. Du moment qu’il y a un ballon, c’est tout ce qui compte. Maintenant oui, c’est vrai que ça désavantage un peu les joueurs plus grands. Le changement le plus important vient du fait qu’à Medernach, on forme un groupe plus soudé que ce qui était le cas à Mersch, où c’était un petit peu du chacun pour soi. Je trouve que notre capitaine (n.d.l.r Dan Pereira) est plus proche de l’équipe que ne l’était le capitaine à Mersch (n.d.l.r. Patrick Teixeira). Mais, je tiens à le préciser, je n’ai rien contre lui. C’est juste qu’à Mersch, il manquait un relai entre l’équipe et le comité. C’est mon point de vue en tout cas. Chacun aura le sien, évidemment.

Au niveau des coachs, vous êtes passé de Paul Hunnewald à Olivier Lickes. Quelles différences percevez-vous entre les deux coachs ?

Oli est un entraîneur très jeune, mais il comprend très bien le football. On sent vraiment qu’il a joué à un haut niveau. Paul est également un bon entraîneur et une belle personne, mais à mon avis, il a eu du mal à gérer le groupe, parce qu’il avait trop de bons joueurs. Je pense qu’Oli est meilleur dans la gestion.

Comment s’est passée la préparation dans votre nouveau club ?

Assez mal, malheureusement. Je me suis blessé lors du premier match de préparation et je ne suis revenu que pour le dernier match de préparation. Mais je suis bien revenu et je vais vite retrouver mon meilleur niveau.

Vous êtes d’ailleurs monté au jeu dimanche dans un match qui n’a pas souri à votre équipe. Cette défaite fait du derby Mersch – Medernach un match encore plus capital…

Oui, malheureusement. Pour moi, la défaite n’était pas du tout méritée. On avait mieux géré le match qu’eux. Mais dans le foot, ça va vite et ils ont su faire la différence à la fin du match. Ils gagnent le match sur les cinq dernières minutes… Pour le match contre Mersch, on doit avoir les trois points. De mon côté, je suis prêt à 100%. J’ai faim. J’ai envie de rejouer 90 minutes et j’ai envie de marquer.

Si vous marquez, est-ce que vous allez célébrer ?

Ah ça… Ça se fera à l’instinct, mais si je marque, je pense que je vais célébrer. Je pense que je ferais la même célébration que lors du but contre Junglinster où je m’étais mis les doigts dans les oreilles. Ça c’est ma célébration. (Rires)

Où voyez-vous Medernach à la fin de la saison ?

Personnellement, je dirais qu’on a les qualités nécessaires pour être dans les 5 premiers.

Et Mersch ?

Je pense qu’ils vont se maintenir et je le leur souhaite. C’est un groupe qui a trop de qualités pour descendre.

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