Luc Holtz : « Aller chercher cette troisième place »

C’est dans une ambiance assez loufoque que la conférence de presse d’avant match a eu lieu. À la suite de retard, imbroglio et discussion compliquée avec la délégation de l’Azerbaïdjan, la décision a été prise de faire la conférence de presse à l’hôtel des joueurs. Un cadre différent qui n’a pas semblé perturber le sélectionneur, bien décidé à aller chercher cette troisième place demain.

Alors que le Luxembourg peut potentiellement aller chercher une troisième place historique dans cette campagne de qualifications, Luc Holtz a parlé de la rencontre à venir, et n’a pas caché le désir d’aller chercher la victoire à Bakou : « On a la volonté de prendre des points demain, c’est certain. ». Mais Holtz est bien conscient que la tâche sera ardue, face à un adversaire plus difficile qu’il n’y parait : « On sait que demain la possibilité est de faire un résultat, et c’est en effet plus probable que lorsqu’on joue le Portugal. Mais on sait aussi que l’adversaire a beaucoup de joueurs costauds, à l’image de ceux de Qarabag qui sont en tête dans leur groupe européen. Ils se disent sûrement eux aussi que nous sommes accessibles. C’est à mes yeux un 50/50 qui se décidera sûrement dans les petits détails».  L’absence de quelques cadres est elle aussi prise en compte, mais néanmoins effacée par une progression globale du groupe à ses yeux : « Il y a quatre joueurs majeurs qui manquent, mais on est dans une situation où aujourd’hui, ces absences sont moins pénalisantes que par le passé, nous pouvons réussir à surmonter ce genre de situations. » 

Autre facteur gênant, le vent, particulièrement violent aujourd’hui et qui aura perturbé l’entraînement, avec du sable venant se loger dans les yeux des joueurs : « S’il y a un vent comme aujourd’hui, c’est certain que cela va avoir une influence sur le match. Le sable a été extrêmement gênant à l’entraînement. Cela pourrait compliquer les choses à certain moment. A nous de bien gérer cela. Il faudra si cela arrive lors de la rencontre faire preuve d'encore plus de caractère, d'un énorme mental. »

Mais l’appétit de l’entraîneur ne se résume pas qu’à la rencontre de demain, puisque la rencontre face à l’Irlande sera elle aussi abordée avec le désir d’en retirer quelque chose : « Dans tous les cas, la rencontre de dimanche sera joué avec un objectif de prendre des points. J’aurais toujours le même état d’esprit. Cela sera une énorme fête dans tous les cas, et on est impatient de retrouver un stade plein. »

Le sélectionneur en a aussi profité pour donner son avis sur la vaccination, et montré un certain agacement sur les quelques récalcitrants au sein du groupe : « On a un joueur qui est en attente de la deuxième dose, et deux qui ne sont pas encore vaccinés. Mais évidemment, je préférerais que tout le monde soit vacciné. J’étais sceptique, comme tout le monde. Mais après avoir réfléchi, analysé, lu, c’est devenu une évidence pour moi. Les sportifs courent un énorme risque sans vaccin, en particulier en cas de COVID long. J’ai du mal à comprendre que cela ne rentre pas dans le raisonnement du footballeur. Il n’y a pas d’alternative à mes yeux. Mais ils ne veulent pas l’entendre. C’est quelque chose de très difficile. Non seulement ça protège celui qui se vaccine, mais c’est aussi un devoir collectif, un devoir de solidarité. »

Laurent Jans : « La douleur est présente »

Aussi présent dans cette conférence de presse improvisée, Laurent Jans est revenu sur son état physique. S’il a le feu vert du staff médical, la douleur au talon, elle, demeure bien présente. Cela sera à lui, selon les propos du sélectionneur de décider s’il veut débuter la rencontre. Sans trop s’attarder sur sa situation personnelle, au-delà de rappeler que « la douleur est présente », le défenseur a préféré essayer de retenir les leçons de la rencontre aller qui, après une excellente première mi-temps avait été bien plus compliqué par la suite : « On a eu un niveau de jeu exceptionnel pendant presque soixante minutes, et il faut savoir le maintenir même en cas de but encaissé. C’est un des points sur lequel on travaille beaucoup. Il faut réussir à gérer les temps faibles, c’est le propre des grandes équipes. »

Une chose est certaine, les joueurs sont à ses yeux conscience de l’opportunité qui se présente à eux : « Cela serait le meilleur classement dans l’histoire du pays. C’est un objectif, qui a été très compliqué à aller chercher. Cette fois, ce sont eux qui sont à domicile, la donne est inversée. Ils veulent prendre des points contre nous de la même manière que nous voulons en prendre. Il faudra être très costaud. Mais nous sommes conscients que nous pouvons réaliser le plus grand classement de l’histoire de la sélection. »

Tendai Michot, en direct de Bakou.

 

 

 

 

 

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