
Après avoir sorti le Sparta Bertrange en demi-finale, Contern retrouve Dudelange avec l’ambition de jouer le titre jusqu’au bout. Lucide sur l’ampleur du défi, Fabienne Fuger se livre à quelques jours d’une finale qui peut faire basculer toute une saison.
MENTAL! : Comment s’est déroulée cette demi-finale face à Bertrange ?
On a joué avec le cœur. On était dos au mur, donc on n’avait pas droit à l’erreur. On avait fait un très bon premier match chez elles. Le deuxième, on a manqué de réussite et surtout, on n’a pas été bonnes défensivement. Toute la semaine, on savait quel serait le plan du Sparta : laisser Claire Lavandier et Nadine Bourg seules. Cela faisait trois semaines qu’on travaillait là-dessus. On a rectifié certaines petites choses à l’entraînement pour essayer d’éteindre Bridget Yoerger. Pour Jordan King, on savait que ce serait compliqué, mais Skrijelj a fait un gros travail sur elle. Il faut quand même savoir que King n’avait que 11 points après 30 minutes. On a complètement sorti Yoerger de son match : elle n’avait que 6 points après 30 minutes. Et Lena Mersch était à zéro. Tout était dit. On était très concentrées défensivement. Offensivement, il faut aussi le dire, Contern est une équipe que personne n’aime jouer quand on met nos « shoots » dans tous les sens. Comme en demi-finale, on a été très adroites à trois points. Ça « shootait » de partout, par tout le monde. Et quand on joue comme ça, on devient une équipe très difficile à affronter. Je veux aussi mettre en avant Claire Lavandier et Nadine Bourg, qu’on a beaucoup motivées pendant deux semaines en leur disant qu’elles allaient se retrouver seules. Claire met 9 points dans le premier quart-temps, Nadine 10 sur l’ensemble du match. Je pense que c’est ce qui a fait la différence et qui a cassé le plan du Sparta.
Comment se sent le groupe actuellement à l’approche de cette finale ?
On est un groupe très soudé depuis le début de saison. On a cet enthousiasme, on travaille beaucoup à l’entraînement. Oui, on est très soudées et très motivées. C’est une équipe qui a toujours la gnac, qui ne baisse jamais les bras. Même quand on a perdu chez nous et que la série est revenue à 1-1, j’avais encore 100 % confiance dans mon équipe, parce que je savais qu’elles allaient rebondir. Mentalement, on est prêtes. Physiquement, on va devoir gérer encore cette semaine et les suivantes, mais mentalement, l’équipe a une énergie très positive. Cela dit, il faut aussi gérer la fatigue et les petits bobos.
Qu’est-ce qui vous rend la plus confiante à l’approche de cette finale ?
Le fait qu’on garde notre collectif et qu’on défende correctement. Dudelange, c’est un gros morceau. Il y a du danger partout, donc il faudra vraiment être appliquées en défense. Et évidemment, il faudra trouver les bons « shoots » et les mettre. On sait que ce ne sera pas facile. On sait qu’une Lauren Van Kleunen est forte. Moi, ce qui me fait aussi peur, c’est Svenia Nurenberg, qui réalise une très belle saison et qui est dangereuse partout. Pour les match-ups, ce ne sera pas simple. Mais on va jouer, on va tout donner. On ne peut rien faire d’autre que se battre pendant 40 minutes. Un match, c’est 40 minutes.
Que pensez-vous de votre adversaire pour cette finale ?
C’est un très gros morceau. Il faudra vraiment être prêtes défensivement. Offensivement, on devra mettre nos « shoots ». On devra jouer simplement, jouer collectif, comme on l’a toujours fait, et trouver les bonnes options. Le premier match est à Dudelange, donc elles ont un petit avantage. Elles ont aussi eu une semaine de repos en plus, puisqu’elles ont gagné leur demi-finale en deux matches. Nous, on va devoir gérer la fatigue et les blessures.
Vous avez perdu deux fois cette saison en championnat face à Dudelange. Qu’est-ce qu’il faudra modifier pour cette finale ?
Ça me fait sourire, parce qu’on n’avait jamais trop gagné non plus contre le Sparta. Je pense qu’on avait peut-être gagné une ou deux fois sur dix ces deux dernières années. Pourtant, on a réussi à passer. Donc le passé, on l’oublie. On vit le moment présent. Il faudra tenir Lauren. On ne l’avait pas bien fait au match aller. On va travailler là-dessus, regarder ce qu’on peut changer, ce qu’on doit améliorer. On fait beaucoup de vidéo, donc on va analyser ce qui sera le mieux pour nous. Mais Dudelange est une très bonne équipe. Toutes les filles sont dangereuses, pas seulement les étrangères.

Que pensez-vous de la formule trois manches gagnantes pour cette finale ?
Je trouve que c’est beaucoup. Je pense qu’on aurait dû rester à deux manches gagnantes chez les dames, et peut-être faire trois manches gagnantes chez les hommes. Maintenant, c’est comme ça, on doit faire avec. C’est vrai que la saison est longue. J’ai eu trois blessées dès le début de saison. J’ai des jeunes qui progressent, et j’ai eu la chance d’avoir toujours mes cadettes à l’entraînement. Sinon, je ne pourrais même pas préparer mes matches. Mais elles n’ont pas encore l’expérience pour entrer dans des rencontres comme ça. Trois manches gagnantes, cela peut nous amener à cinq matches, et là, ça devient vraiment long. Il faudra très bien gérer la fatigue.
La dernière fois que Contern a remporté le championnat, c’était en 2004. Y a-t-il une pression supplémentaire autour de cette finale ?
Je pense qu’on garde surtout une attitude positive. On regarde vers l’avant. Je pense que mes joueuses sont prêtes. De la pression, on en a toujours, mais elles veulent ,elles ont faim. On se réjouit d’aller à Dudelange dimanche. On veut jouer. Mentalement, en tout cas, on est prêtes. Au départ, on n’était pas forcément favorites pour aller en finale, mais on y a toujours cru, toutes ensemble. Et maintenant, on y croit encore, même si on sait que ce sera difficile.
Un trophée pour Contern aurait quelle signification pour vous ?
Pour moi, ce serait vraiment merveilleux. Parce que j’en rêve. Je rêve d’un titre avec Contern. Contern, c’est mon club de cœur. J’y suis depuis longtemps, bien avant 2019, cela fait en réalité presque 13 ou 14 ans que je suis là. C’est mon club de cœur, et ce serait le plus beau cadeau qu’on pourrait m’offrir c’est un titre avec Contern.
Dimanche 3 mai à 17h00 : T71 Dudelange – AB Contern
Samedi 9 mai : AB Contern – T71 Dudelange
Samedi 16 mai : T71 Dudelange – AB Contern
Mercredi 20 mai : AB Contern – T71 Dudelange
Samedi 23 mai : T71 Dudelange – AB Contern
Article soutenu par l’Enovos League
