
Après avoir franchi pour la première fois un tour européen, l’UNA Strassen change brutalement de dimension. Ce jeudi à 21 h, les Luxembourgeois défient le Partizan Belgrade dans son antre, au deuxième tour qualificatif de la Conference League. Un rendez-vous historique.
Strassen débarque en Serbie porté par son succès face à La Fiorita. Vainqueurs 1-0 à l’aller grâce à Nicolas Perez, les hommes de Jérémy Deichelbohrer ont confirmé à Saint-Marin (2-0), Perez puis Valentin Steinmetz pliant le retour avant la pause. Deux victoires et une première qualification continentale, après les éliminations contre KuPS en 2024 et Dundee United en 2025.
« On l’a préparé comme tous les autres, avec évidemment un visionnage de l’adversaire. On va essayer de limiter au maximum leurs qualités et de profiter de leurs quelques faiblesses », explique Deichelbohrer. La récompense prend toutefois la forme d’un géant. Finaliste de la Coupe des clubs champions en 1966 face au Real Madrid et premier club d’Europe de l’Est à atteindre ce stade, le Partizan possède 27 titres de champion national et 16 coupes. Une expérience sans commune mesure avec celle de l’UNA.
Entrés directement dans la compétition, les Noir et Blanc restent sur une campagne européenne frustrante. Sortis de Ligue Europa aux tirs au but par l’AEK Larnaca, ils avaient ensuite balayé Oleksandriya (6-0 sur les deux matchs) avant de tomber contre Hibernian (4-3), malgré une victoire 3-2 à Édimbourg. Désormais dirigé par la légende Saša Ilić, le Partizan a débuté son championnat par un nul 2-2 face au promu Zemun, concédé dans le temps additionnel.
Strassen devra notamment contenir Milan Vukotić. À 23 ans, le milieu offensif monténégrin a compilé six buts et huit passes décisives en championnat la saison passée, plus deux réalisations européennes. Mobile et dangereux entre les lignes, le numéro 11 peut déséquilibrer un bloc sur une accélération ou une dernière passe.
« Le Partizan, c’est une expérience incroyable, un grand nom d’Europe, avec une équipe qui équivaut pour moi à une formation de Ligue 1. C’est un challenge immense », mesure Deichelbohrer. Pour une UNA encore « en construction », il faudra résister à la pression de Belgrade et préserver l’espoir avant le retour du 30 juillet au stade national. Mais aussi observer, comme le souhaite le coach, « comment mentalement on va résister » et si chacun saura élever son niveau.