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08/07/2026

CDM 2026 : l’Argentine revient de loin, la Suisse s’accroche au bout de la nuit

L’Argentine a joué avec le feu avant de renverser l’Égypte dans un match complètement fou, tandis que la Suisse a dû passer par la loterie des tirs au but pour écarter la Colombie. Deux qualifications arrachées dans la douleur, deux scénarios très différents, mais une même destination : les quarts de finale. Et désormais, une affiche déjà alléchante entre l’Albiceleste et la Nati.

L’Argentine a choisi le grand frisson

Il faudra sans doute un peu de temps aux Argentins pour redescendre. Face à l’Égypte, l’Albiceleste a longtemps vécu une soirée de cauchemar, de celles qui menacent de faire basculer un tournoi entier. Bousculée d’entrée, trop friable derrière et longtemps incapable de mettre du rythme dans son jeu, l’équipe de Lionel Scaloni s’est retrouvée menée dès le premier quart d’heure après une tête de Yasser Ibrahim.

Le premier grand tournant aurait pourtant pu remettre rapidement l’Argentine à l’endroit. Sur un penalty obtenu par Nicolas Tagliafico, Lionel Messi s’est présenté face à Mostafa Shobeir. Mais le gardien égyptien a parfaitement lu la tentative du numéro 10 et repoussé le tir. Un arrêt immense, qui a renforcé la confiance des Pharaons et plongé un peu plus l’Argentine dans le doute.

L’Égypte, elle, ne s’est pas contentée de défendre son avance. Bien organisée, agressive dans les duels et toujours capable de repartir vite, elle a longtemps donné le sentiment de maîtriser son plan. Après un but annulé à Mostafa Zico par le VAR, les Égyptiens ont fini par frapper une deuxième fois. Sur une transition rapide, Mohamed Salah a lancé Hassan, dont le centre en retrait a trouvé Zico. Cette fois, le but a été validé. À 0-2, l’exploit semblait prendre forme.

Mais l’Argentine n’a jamais complètement disparu. À la 79e minute, Messi a déposé un ballon sur la tête de Cristian Romero, oublié dans la surface. Le défenseur a relancé une rencontre qui paraissait presque perdue. Quelques minutes plus tard, le capitaine argentin a effacé son penalty manqué en reprenant un ballon mal repoussé par la défense égyptienne. En un rien de temps, l’Égypte a vu son rêve commencer à trembler.

Le coup final est arrivé dans le temps additionnel. Julián Álvarez a trouvé Lautaro Martínez côté droit, et le centre de l’attaquant a été repris de la tête par Enzo Fernández. L’Argentine venait de passer de 0-2 à 3-2 dans une fin de match folle. Une qualification spectaculaire, mais pas totalement rassurante. L’Albiceleste a montré du caractère, évidemment. Elle a aussi laissé apparaître des failles inquiétantes, surtout dans sa gestion défensive et dans ses temps faibles. Face à la Suisse, elle ne pourra pas se permettre de jouer aussi longtemps avec le feu.

La Suisse a serré les dents jusqu’au bout

La Suisse n’a pas traversé la même tempête, mais elle a dû puiser très loin pour écarter la Colombie. Avant même le coup d’envoi, la Nati savait qu’elle devrait composer sans Johan Manzambi. Touché au genou à l’entraînement, le milieu offensif suisse a manqué ce huitième de finale alors qu’il faisait partie des révélations du tournoi. Son absence a forcément pesé sur le jeu helvétique, privé d’un joueur capable de casser les lignes et d’apporter de la créativité entre les blocs.

Sans lui, Murat Yakin a misé sur une Suisse plus prudente, plus compacte, moins portée vers l’avant. Face à une Colombie entreprenante, la Nati a souvent accepté de défendre bas et de laisser venir son adversaire. Les Colombiens ont eu le ballon, des séquences, des situations, mais ils ont trop rarement réussi à transformer leur domination en véritables occasions franches. Luis Díaz a tenté d’accélérer, James Rodríguez a cherché à orienter le jeu, sans parvenir à faire exploser le verrou suisse.

Le match a longtemps avancé sur un fil. La Suisse a souffert, mais elle n’a pas rompu. Manuel Akanji et Nico Elvedi ont tenu dans l’axe, Granit Xhaka a tenté de garder de l’ordre au milieu, et Gregor Kobel a répondu présent lorsque la Colombie a enfin réussi à cadrer. Devant, Breel Embolo a souvent été isolé, tandis que Ruben Vargas, diminué avant la rencontre, a débuté sur le banc avant d’entrer dans les dernières minutes.

Au bout de 120 minutes sans but, la décision s’est jouée aux tirs au but. Un exercice cruel, mais que la Suisse a mieux négocié. Davinson Sánchez a envoyé sa tentative sur la barre. Akanji a ensuite manqué la sienne, laissant la Colombie en vie. Puis Kobel a sorti le tir de Cucho Hernández et redonné l’avantage psychologique à la Nati. Ruben Vargas n’a pas tremblé au moment de conclure.

La Suisse rejoint ainsi les quarts de finale d’une Coupe du monde pour la première fois depuis 1954. Une qualification sans grand éclat offensif, mais construite sur la patience, la discipline et les nerfs. Sans Manzambi, la Nati a perdu en inspiration, mais elle a gagné en résistance. Et c’est peut-être exactement ce dont elle aura besoin face à l’Argentine.

Article sponsorisé par Loteriesport.lu



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