Differdange, de tout à rien en une semaine

Au fil de plusieurs entretiens réalisés avec des joueurs du championnat, la plupart d’entre eux confiaient sans hésitation que cette saison, Differdange était bien plus fort que ses concurrents et par conséquent le favori logique en vue du titre en fin de saison. Mais voilà, en seulement deux matchs, les hommes de Sandor Rac se sont brûlés les ailes et ont enchaîné une première défaite face à son concurrent direct pour le titre, Esch, il y a deux semaines (29-36), puis une autre, ce week-end, sur le terrain de Berchem, dans une fin de rencontre houleuse qui a vu Yan Hoffmann inscrire un jet de 7 mètres accordé par les arbitres après le gong. Pendant ce temps, le Handball Esch n’a pas flanché face à une modeste équipe de Mersch (27-44) et a conforté son avance en tête d’AXA League, qu’il a récemment chipé à… Differdange.

Chris Auger et le surplus de confiance

Gardien des Red Boys, Chris Auger explique difficilement cette mauvaise passe. « Quand on est en difficulté, on peut chercher beaucoup de raisons, mais les identifier, c’est plus délicat. On a très mal négocié ces deux derniers matchs et on se retrouve distancés pour la course au titre. On était peut-être trop sûrs de nos forces, on n’a pas été assez conquérants et on n’a pas assez anticipé ce que les autres équipes allaient faire. Le sport est cruel et te met face à tes défauts plus vite que tu ne le crois » confie le néo-retraité de la sélection, avant de reconnaître que son équipe devra « gagner tous les matchs pour espérer arracher le titre. Mais pour cela, Esch doit perdre aussi et il ne reste plus beaucoup de rencontres. On n’a plus le destin entre nos mains ». Quant au fait que tous les concurrents voyaient en Differdange le futur champion, Chris Auger assure que « les équipes aiment bien désigner un autre favori pour s’enlever de la pression. Berchem, Dudelange, Esch… Ils ont un effectif stable depuis maintenant plusieurs années. Nous, on a des nouveaux joueurs sur des positions clés, et dans les moments difficiles, ça se voit. Dans la durée de toute une saison, même si on a beaucoup de potentiel, c’est dans les temps creux que la force collective prend le dessus. »

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