Formation au Luxembourg : objectifs variés, problématiques similaires

Des objectifs variés

Alors que le football au Luxembourg continue de fonctionner dans un système de semi professionnalisme assez vague, entre modernisation et attachement à un football traditionnel, tous les clubs n’ont évidemment pas les mêmes objectifs vis-à-vis de la jeunesse. Pour Sofiane Belaid, Directeur pôle jeunes de la Jeunesse, l’objectif est de «  permettre à des jeunes de porter le maillot de la Jeunesse, travailler sur la formation et et préparer l’avenir du club ». Un avis partagé par Jempy Luchetti, responsable du département jeunes à Strassen, qui concède néanmoins qu’il est particulièrement difficile, en raison de la différence de charge d’entraînement entre l’équipe première et les plus jeunes, de réussir à insérer des jeunes chez l’actuel 6e de BGL Ligue. Pour Wiltz et son président Michael Schenk, le désir est le même : voir « le maximum de jeunes de chez nous atteindre l’équipe première ».

Cette manière de voir les choses change tout de même en fonction des ambitions des clubs. Ainsi, pour des locomotives tels que le Progrès, ou le F91, l’inclusion de jeunes espoirs est forcément plus complexe, comme l’affirme Thomas Gilgemann : « Aujourd’hui quand tu joues le podium, l’Europe, voire un titre, et que tu as le groupe de 24 que l’on a aujourd’hui, c’est plus difficile d’intégrer des jeunes du club en équipe première ». Une situation qui est évidemment symbolisée par le Racing. Alors que dix joueurs sont déjà passés par le cadre de l’équipe BGL, postuler à une place de titulaire devient évidemment compliqué alors que le club joue l’Europe. Une situation partagée par le F91, qui met plutôt en avant l’idée de faire évoluer un joueur au sein de l’équipe première pour lui permettre de partir à l’étranger. 

Pour le Fola, champion en titre, la situation est là aussi encore d’un autre genre. Avec une politique axée sur l’insertion de jeunes joueurs au sein du onze de départ, l’objectif est bien là fort différent de la grande majorité des clubs de BGL Ligue. Un positionnement qui va assurément permettre à grand nombre de se révéler avant de quitter le navire pour des clubs plus huppés, mais qui peut mettre à mal les ambitions de titre ou autre qualifications européennes. Dans ce contexte, on retrouve ainsi des clubs comme Hostert, capable de parfaitement intégrer certains de leurs jeunes tels que Steinmetz ou Sacras, tandis que d’autres effectifs vont avoir bien plus de difficultés à en faire de même.

Infrastructures manquantes.

Petits ou grands clubs, philosophies variées : le microcosme de la formation luxembourgeoise fourmille donc de nombreuses manières de faire. Mais s’il y a bien un point sur lequel tous se rejoignent, c’est bien l’absence d’infrastructures compétentes. Alors que Jempy Luchetti décrit l’UNA Strassen comme un « club de village qui grandit grâce aux résultats de la première équipe », avec pour objectif de dénicher des « jeunes de Strassen plutôt que d’aller chercher à gauche ou à droite », lui aussi se voit face à de réelles difficultés de par l’absence d’infrastructures suffisantes : « Nous n’avons pas assez d’infrastructures, c’est certain. Nous avons un seul terrain, pour l’équipe première et les jeunes, c’est très difficile. On va dire que la bonne chose là-dedans, c’est que cela permet à Christian Lutz de pouvoir voir assez régulièrement la progression des plus jeunes ». Même son de cloche du côté de Hostert, où Metty Cungs, responsable de la commission des jeunes, pointe du doigt de sérieuses « limites au niveau des installations ». Pour Ronny Bonvini, responsable du centre de formation du Swift, qui, durant de longs moments nous a expliqué les défis et obstacles pour réussir à promouvoir la formation qui avait été délaissée du côté d’Hesperange ces dernières années, les choses vont encore plus loin que cela : « Les infrastructures sont de loin là première difficulté. Et qu’on soit parfaitement clair : tout passe par là. Tant que nous n’aurons pas réglé ce souci, la progression dans la formation sera fortement limitée.  On se retrouve des fois à cinquante jeunes sur un terrain, donc dans ce genre de cas, c’est plus de la crèche que de la formation… La commune nous a garanti de faire un effort… »

Une situation épineuse à laquelle échappe le Fola Esch, grâce à un concours de circonstances assez fortuit et un rival de longue date dorénavant en grande difficulté : « On a la chance que l’US Esch n’ait plus d’équipe de jeunes, et on peut profiter de leurs installations » explique Pascal Welter, Directeur Sportif du club Eschois, avant de tout de même assurer que cette situation est vouée, selon lui, à s’empirer : « Quand j’ai lu les propos de Mme Reuters sur les infrastructures, je pense que c’est un problème auquel nous allons tous nous confronter à court terme. La discipline féminine explose, mais on n’a pas plus de vestiaires qu’auparavant. Il va falloir trouver des solutions. « 

Perte des bénévoles.

Le Fola n’est pas épargné pour autant. Et se doit d’affronter bien d’autres obstacles et difficultés, qui le touchent lui, mais aussi l’immense majorité des clubs au Grand-Duché. Avec, en point d’orgue, la diminution massive du bénévolat ces dernières années. Si le Swift Hesperange se dit pour le moment « pas trop touché » par cette situation et que le Racing, selon Vivian Reydel, directeur du pôle formation, note une augmentation du nombre de parents bénévoles, tant le FC Wiltz, l’US Hostert, le Fola Esch ou encore l’UNA Strassen souffrent grandement d’un système fortement basé sur l’assistanat volontaire et gratuit. « Il nous faut des bénévoles, et ceux-ci diminuent énormément », confirme Luchetti. « Cela met tout en danger. Les clubs vivent du bénévolat, et moins on en a, plus il va falloir engager. Financièrement, cela va créer une problématique extrêmement difficile à résoudre. C’est quelque chose qui nous inquiète tous vraiment ». Même son de cloche du côté de Pascal Welter, qui en profite pour « tirer un grand chapeau à ceux qui restent et le font encore », avant de proposer une solution qui selon lui pourrait grandement aider les clubs face à une situation qui semble de plus en plus irréversible : « La solution serait de recevoir des aides étatiques. Que le ministère des sports ou que la FLF mettent à disposition des entraîneurs de qualités dans les clubs, que l’on reçoive des subsides pour financer tout ça. »

La nécessité d’avoir des entraîneurs diplômés joue aussi fortement dans la difficulté de continuer sur un système basé sur le volontariat. Car il est évident qu’avec des demandes de certifications requises par l’UEFA, une personne ayant passé ses diplômes aura tendance à demander un salaire. « C’est un combat », confirme Pascal Welter. « Les diplômes impliquent que beaucoup d’entraîneurs veulent maintenant être rémunérés. Maintenant, est-on attiré par l’argent ou le projet de jeu ? » Pour pallier à cette situation, le Fola a ainsi décidé de s’appuyer grandement sur des anciens joueurs, ou joueurs actuels, pour jouer le rôle de formateur. Ainsi, Belsa Sabotic, internationale luxembourgeoise s’occupe aussi de l’entraînement de certaines catégories jeunes. Un investissement qui permet ainsi de promouvoir l’apprentissage des élèves, mais aussi des professeurs. Il est d’ailleurs bon de préciser que si le Swift parle d’absences de difficultés pour avoir des bénévoles, Ronny Bonvini concède avec honnêteté que la grande majorité de leurs formateurs reçoivent un « petit fixe ». 

Difficulté à gérer les parents

Autre challenge plus épineux qu’il ne puisse paraître : la gestion des parents. Pour Pascal Welter, la relation entre parents et staff n’a rarement été aussi compliqué. « C’est vrai qu’on a l’impression qu’au Luxembourg, tout le monde a des Messi ou Ronaldo. Et c’est un fléau qui ne fait que grossir. Les parents gueulent contre les arbitres, les parents gueulent contre les entraîneurs, les parents gueulent contre les autres joueurs… Le foot demeure un sport très populaire, et ce n’est pas toujours évident à gérer. Réussir à ne pas vexer, c’est parfois difficile. Certains parents et certains entraîneurs ne voient que les résultats. C’est assurément un grand défi aujourd’hui. Je suis depuis dix ans Directeur Sportif du Fola. Le phénomène ,avec tous les réseaux sociaux, les médias, l’argent qui est dans le foot, font qu’aujourd’hui on voit des parents qui perdent un peu la tête. La FLF prend aujourd’hui les enfants très tôt, à 11-12 ans, et les parents peuvent devenir complètement obsessionnel, perdre le sens de la réalité. »

Un avis partagé par beaucoup, quand bien même le désir, comme le confirme Luchetti, est de maintenir un contact étroit avec les parents. Si Ivan Cacao, président de la commission jeunes de Dudelange comprend l’excitation que le football procure, il tient à souligner, au même titre que Welter, que ce souci semble lié à la mentalité luxembourgeoise : « Quand on est parent, on veut forcément que son fils soit le meilleur et ait toutes les opportunités possibles. Mais il faut aussi savoir qu’il y a de la concurrence et comprendre quand son fils n’est pas au même niveau qu’un autre. Je suis en visite dans plusieurs centres de formation à l’étranger, notamment en Allemagne, et les parents interviennent beaucoup moins, dans les entrainements par exemple. C’est une approche différente qu’au Luxembourg. Ici, on a trop cette relation parent/supporter/entraineur. Certains sont patients, d’autres ne comprennent pas. »

La psychologie

Autre aspect sur lequel il faudrait selon grand nombre plancher : le mental. Au-delà de développer les caractéristiques des footballeurs, un grand pan du travail devrait être effectué sur l’approche psychologique. C’est du moins l’avis de Cacao : « La difficulté dans un centre de formation, c’est la partie psychologique. Ce qui est compliqué c’est de faire comprendre aux jeunes qu’il faut se donner du temps pour progresser. Ils sont parfois trop précipités. Le challenge des coachs, c’est aussi de discuter avec les joueurs. Mentalement, il faut savoir faire l’équilibre. On sait que tous ne seront pas des super talents, et c’est aussi aux jeunes de comprendre cela ». Un point de vue partagé par Pascal Welter, qui souligne néanmoins le coût d’un tel investissement : « Ce qui manque dans notre club, c’est de formation psychologique pour les jeunes. On n’a pas ce qui concerne le développement de la personnalité. C’est quelque chose que l’on devrait faire, mais cela demande des gens spécialisés, et cela a un impact financier énorme. C’est organisable, mais cela reste compliqué sans aucun doute. »

L’identification au club comme objectif commun

Pour Pascal Welter, Directeur Sportif du Fola depuis maintenant dix ans, il est bon de rappeler quel est le travail effectué au sein de Fola, club de BGL Ligue qui peut se targuer d’avoir un des nombres les plus élevés de joueur de la formation rejoignant l’équipe première : « On ne peut pas parler d’école de foot, ou d’académie. On veut parler d’un concept de formation. On avait défini un fil rouge, qui a été malheureusement un peu heurté avec la Covid, qu’est ce qu’on doit travailler à quel âge, en commençant par les tout petits. Babyfoot, c’est à partir de 2-3 ans. On veut que les enfants s’identifient vite avec le club, car tous les autres sports le font ici, à Esch ou il y a beaucoup d’autres disciplines populaires ». Ainsi, avant tout, le désir dans la formation serait de créer une forme d’identification pour les jeunes pour le club dont ils sont licenciés.  Un avis partagé par Olivier Ciancanelli, responsable du pôle foot Cordal, crée par le Progrès Niederkorn : « Le but est d’avoir un club familial et d’intégrer tout le monde, de développer l’identité du Progrès.  Ce qu’on a aussi réussi, c’est de fidéliser les jeunes au club, qu’ils se sentent appartenir au club, et cela a demandé du travail. Aujourd’hui, on n’a pas besoin de demander, ils viennent tous seuls au stade le week-end pour soutenir l’équipe première par exemple ». Un objectif qui passe par créer un lien entre les plus grands et les jeunes, comme le confirme Thomas Gilgemann, président de l’actuel dauphin de BGL Ligue : « Pendant le dernier match de nos U13, on a fait venir de joueurs de l’équipe première pour prendre la parole dans les vestiaires pour les motiver. Les gamins étaient moins stressés quand ils sont sortis du vestiaire qu’en y rentrant ! L’opération a fonctionné ». Même sentiment du côté de l’US Hostert, où Metty Cungs, insiste sur « avoir des entraîneurs qui restent longtemps au club et s’investissent. On est plus qu’un club de foot, et on fait pour que cela ne soit pas qu’un slogan.

Le Racing, exemple à suivre ?

Lors de nos discussions avec les clubs de BGL Ligue, ils ont été nombreux à mentionner le Racing. Car le club de Luxembourg-Ville peut se targuer d’avoir fait un formidable travail en termes de formation, et en récole assurément les fruits, avec l’académie la plus fournie et réputée du pays. Avec Gerson, Yvandro Borges ou encore Leandro Barreiro ayant signé professionnels dans de grands clubs à l’étranger, la réussite du Racing n’est plus à prouver. Et s’explique par une identité et un objectif bien défini, comme l’explique Vivian Reydel : « La politique du club, c’est de mettre au coeur de notre formation l’individu, le joueur. On essaye de développer autour de lui plein de supports qui lui permettent d’être acteur de sa formation et non pas spectateur. Exemple : je demande à mes entraîneurs de mettre en place une pédagogie active. Je veux que dans nos entraînements on fasse réfléchir le joueur, qu’on l’habitue à la prise de décision dans des situations problématiques. Les joueurs doivent comprendre le sens du travail qui est fait la semaine aux entraînements pour le transposer le week-end. Ensuite, ce qui est important, c’est que nos jeunes puissent associer travail et plaisir. On questionne beaucoup à l’entraînement, on fait des arrêts flash en mode « stop, pour toi est-ce la meilleure solution ? », on fait verbaliser et réfléchir. L’entraîneur qui se contente d’aboyer et de donner des ordres, c’est fini… »

La réussite du RFCUL passe aussi par une machine particulièrement bien huilée, et une communication de tous les instants, à tous les étages : « A partir de 16 ans, les joueurs peuvent postuler à l’équipe BGL. On regarde entre nous quels sont les 4 ou 5 profils de joueurs qui seraient intéressants de voir rapidement, de faire monter de temps en temps, ou déjà de les suivre de plus près dans un premier temps. Et plutôt que de juger sur un match ou deux, on décide de faire un suivi sur l’ensemble de la saison. C’est d’ailleurs pour ça qu’on a nommé un responsable du pôle formation, Arnaud Bordi. Son rôle est d’être notre prolongement avec les équipes. Si à un moment il juge qu’un profil est intéressant à voir, il nous prévient tout de suite. Car prenons l’exemple d’un attaquant, c’est bien de le voir et de constater ses capacités quand il est en forme, en confiance, sur une bonne série, et pas d’attendre que tout cela redescende ou une blessure, avec le risque de passer à côté. »

Accord avec la FLF à revoir ?

Une chose est certaine. Quelle que soit la personne interrogée, tous reconnaissent l’immense travail effectué au sein de la FLF en termes de formation depuis deux décennies. Un avis que partage évidemment Ronny Bonvini, un des architectes de la refonte du système de la fédération. « C’est évident que la Fédération a pris en main la formation des bons joueurs. J’ai mis en place, lorsque j’étais à la fédération, ce qui existe aujourd’hui. J’ai aidé à mettre ça en place en 2001, et c’était une nécessité absolue, car il n’y avait presque plus de luxembourgeois qui jouaient au plus haut niveau. Mais ce système, qui a vingt ans, doit maintenant se préparer à avoir une ou deux adaptations. Si les vingt meilleurs luxembourgeois sont à l’étrangers, que les vingt suivant sont à la fédération… il ne reste plus grand chose pour les clubs. »

Au-delà de cette situation, la domination de la formation au sein de la FLF pèse aussi lourd sur les clubs. À commencer par le manque d’identification. Pour Pascal Welter, le fait que les meilleurs jeunes passent la grande majorité de leur temps à s’entraîner à Mondercange diminue leur sentiment d’attachement à leur club formateur, leur présence étant là bien plus éparse. Mais aussi, ce système aurait tendance à pénaliser les jeunes joueurs. Ainsi, il parait fort compliqué de voir un entraîneur de club mettre dans son onze un football de 17 ou 18 ans, qu’il ne voit jamais s’entraîner. Tant de situations qui, sans remettre en question l’excellent travail effectué au sein de la FLF, appelle à certaines modifications. Ronny Bonvini propose d’ailleurs de s’adapter à cela en faisant quelques changements , à commencer par un label de qualité pour chaque club désirant conserver ses joueurs toute la semaine : « La fédération devrait élaborer un label, et si certains clubs l’obtiennent en cochant toutes les catégories, alors la FLF laisserait le club s’occuper de la formation. Et les clubs qui n’ont pas ses éducateurs diplômés, ne peuvent avoir ce label, et les jeunes continuent d’être formés à la fédération. Je pense que ce serait une bonne adaptation d’un modèle mis en place il y a plus de vingt ans ». Questionné vis-à-vis de cette évolution Pascal Welter semble intéressé, malgré quelques réserves : « C’est une solution intéressante. Mais qui attribue le label ? L’’UEFA ? La FLF ? Et si on a ce label, il faut donc des certifications mais aussi une aide financière qui motivera les clubs à récupérer cette étiquette. Mais avec notre système basé sur le bénévolat, cela peut donc être vite dangereux. Mais c’est une idée qui fait sens, et nous avons besoin de réfléchir à des changements ».

Plaisir chez les jeunes

Ainsi, les objectifs sont vastes et variés en fonction des clubs, et les difficultés particulièrement présentes. Avec la disparition – certes progressive mais de plus en plus actée – du bénévolat, un sérieux souci d’infrastructure, une gestion des parents, et les difficultés de trouver le juste milieu entre l’insertion de joueurs du cru et résultats sportifs, les problématiques sont légion. Un constat qui ne doit pas, selon Metty Cungs, oublier l’essence même du football : le plaisir. « Chez les petits, on prend tout le monde, tous ceux qui veulent venir jouer ici. Jusqu’aux U13. Même si on est limité au niveau du terrain, on n’a qu’un terrain synthétique (qui va être rénové).  Ce qui compte dans ces catégories, c’est le plaisir. On veut qu’ils s’amusent et on essaye de les familiariser avec les valeurs du football, l’esprit d’équipe, etc. ». Un point de vue largement partagée par Vivian Reydel, qui estime nécessaire de valoriser le contenu plutôt que la recherche de la victoire à tout prix : « Chez les plus petits, le fléau c’est de vouloir gagner à tout prix. Il faut respecter des étapes. Le résultat n’est pas une fin en soi, et jusqu’en U19 ! Ce qui prime, c’est le contenu des matchs. En général, on valorise trop le résultat alors qu’on oublie d’inculquer les bonnes valeurs et ce qui permet d’arriver à un résultat positif. Le résultat est un indicateur parmi d’autres, mais pas une finalité. La formation, c’est le contenu. Aujourd’hui, on doit être flexibles, on parle d’enfants. Et l’échec doit même faire partie du parcours… Cela n’empêche pas de cultiver l’envie de gagner. Mais quand on est enfant, perdre ce n’est pas très grave non plus. »

Tendai Michot, François Pradayrol, Julien Sins

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