Switch Oled : la timide transformation

C’est avec un petit gout amer dans la bouche que l’annonce de la Switch OLED a été reçu par une bonne partie des joueuses et des joueurs lors d’un Nintendo Direct très attendu par les fans en juillet dernier. En même temps il faut les comprendre, après des mois à lire un peu partout que Big N nous préparait une version « PRO » toute puissante de sa console hybride, la pilule pouvait avoir du mal à passer. Faut-il pour autant cracher sans réfléchir sur cette troisième version de la Nintendo Switch ? Découvrons ça ensemble.

Premier contact

Alors que nous attendions avec impatience une version boostée à la 4K c’est donc la Nintendo Switch OLED qui se retrouve entre nos mains aujourd’hui un peu plus de quatre ans après la sortie initiale de la console. Soyons clair, ne vous attendez pas à une véritable évolution de la machine mais plutôt une mise à jour plus haut de gamme qui vient gommer les quelques défauts assez gênants de son ainée. Principale amélioration, le fameux écran OLED de 7 pouces qui remplace les écrans LCD IPS qui paraissent bien fade aujourd’hui quand nous posons les deux versions l’une à côté de l’autre. Autre changement, la mémoire interne de la console passe de 32 à 64 GB ce qui n’est pas du luxe si comme nous, vous aimez gaver la mémoire de votre console à coup de gros jeux bien gourmands. Concernant la puissance de la machine… rien à signaler les ami(e)s, il faudra toujours compter sur le processeur Tegra X1 de Nvidia (vieux de six ans tout de même) ainsi que sur 4GB de RAM pour faire tourner nos jeux. Ceux qui prédisaient une Switch toute puissante permettant un affichage ultra HD doivent se faire tout petit en ce moment, même si l’avenir finira peut-être par leur donner raison. Mais a-t-on vraiment besoin de voir arriver la sacro-sainte 4K sur nos écrans 7 pouces alors que même les toutes puissantes Ps5 et Xbox Series X ne parviennent pas forcément à toujours y arriver sans compromis ? Pas forcément, mais nous n’aurions pas été contre un léger boost des performances pour permettre à certains jeux ambitieux de ne pas tirer la langue quand trop d’éléments se baladent à l’écran même si il est beau comme celui qui est proposé ici.

Une question de détails

Concernant le design, là encore pas de changement majeur à signaler mais quelques aménagements bienvenus qui profiteront encore une fois essentiellement aux joueurs/joueuses qui vont privilégier l’expérience nomade. Si l’écran est à peine plus grand (0,8 pouce de plus), esthétiquement c’est la même console que vous aurez entre les mains et c’est au niveau de la béquille située à l’arrière de la console qu’il faut chercher un peu de frais. De ce côté-là c’est plutôt une bonne surprise. Alors qu’on hésitait souvent à utiliser le mode « table » de la précédente version de la console par peur de voir celle-ci finir sur le dos comme une otarie bourrée à la bière, cette fois aucune crainte de risquer l’accident malencontreux grâce au nouveau support qui occupe toute la largeur de l’arrière de la machine. Un choix intelligent et bien exécuté puisqu’il permet aussi de régler facilement l’inclinaison de cette nouvelle Switch que vous pourrez cette fois vraiment utiliser partout. D’ailleurs pour ceux qui s’amusent de temps en temps à plusieurs en mode « table », signalons aussi que les hauts parleurs ont été légèrement améliorés pour plus de confort. Ce n’est pas renversant mais tout de même appréciable quand il est impossible de jouer avec un casque (même Bluetooth depuis quelques mois youhou) visser sur la tête. En ce qui concerne les manettes Joy Con, pas de changements à l’horizon puisqu’elles sont strictement identiques à celles proposaient auparavant. Reste à espérer que le souci bien connu du Joy Con Drift ne soit plus qu’un lointain souvenir mais il va falloir quelques mois d’utilisation pour être rassuré à 100%. Maintenant que nous avons fait le tour de ce que pouvait proposer la Switch OLED dans sa version mobile, attardons-nous un peu sur les changements de la docking station qui nous permet de jouer sur nos télévisions. Accrochez-vous car ça va aller vite.

En effet, la encore ce sont surtout des aménagements pratiques qui ont été effectués sur le dock de la console. Commençons par le panneau arrière qui cette fois peut être complètement retiré pour nous donner plus facilement accès aux différentes connectiques de la bête. Toujours équipé d’un port USB-C et d’un port HDMI, la Switch OLED embarque aussi cette fois un port Ethernet bienvenue surtout pour les adeptes du jeu en réseau qui demande quand même de la stabilité. Pour ceux qui se poseraient la question, le nouveau dock est entièrement compatible avec l’ancienne génération de Nintendo Switch donc si vous voulez l’utiliser pour jouer ou simplement recharger votre édition collector Pokemon, vous ne craigniez rien. Encore une fois si ces changements ne sont aussi importants qu’attendu, il serait malhonnête de ne pas mettre en avant le gain de confort surtout en mode nomade ou les changements prennent tous leurs sens grâce à la qualité de l’écran OLED.

Pas laide mon OLED

Car oui, nous en avons parlé au début de ce test mais c’est surtout ce fameux écran OLED qui est mis en avant par Nintendo pour nous convaincre que cette nouvelle version mérite qu’on s’y intéresse et soyons honnête encore une fois… c’est plutôt réussi. Si comme nous l’avons vu précédemment celui-ci est un peu plus grand de 0,8 pouces, le gain en qualité et en immersion est indéniable même si la résolution reste bloquée à du 720p (1280 x 720 px). Grâce à la technologie OLED vous allez redécouvrir vos jeux qui profiteront de noirs plus profonds voir parfait, de couleurs éclatantes et d’un temps de réponse à l’affichage instantanée. Impossible de nier l’évidence, l’OLED sied parfaitement à cette nouvelle console de Nintendo qui a fait le bon choix en utilisant cette technologie pour nous faire patienter jusqu’à l’hypothétique version « PRO » tant réclamée par les plus impatient(e)s. Pour se convaincre de la qualité de l’écran, il suffit de l’opposer à l’écran LCD de sa grande sœur qui clairement souffrira de la comparaison avant de finir abandonnée dans son carton d’origine en attendant d’être malmenée par le cadet de la famille qui jusque-là n’avait pas le droit de la toucher.

Puisque nous évoquons l’expérience nomade de la console, continuons avec son autonomie qui reste fidèle à ce que propose le modèle de 2019 de la console de Nintendo. En jouant en condition normale avec le wifi activé, nous avons réussi à profiter de la Switch OLED pendant environs 5h30 ce qui est dans la moyenne haute annoncée par le fabriquant. Bonne nouvelle donc pour celles et ceux qui comptent l’utiliser dans les transports en commun, pendant la pause déjeuner au bureau et bien sûr aux toilettes où vous risquer plus facilement de vous retrouver à court de papier qu’en rade de batterie… ouf ! Pour le reste, la console ne chauffe quasiment pas et ne fait presque pas de bruit ce qui confirme encore une fois que cette OLED vise avant les joueuses et les joueurs qui comptent profiter avant tout de leur console en mode portable.

Taillée pour profiter de nos jeux dans des conditions optimales en mode nomade, la Nintendo Switch OLED est à prendre comme une version améliorée de la console phénomène de Nintendo. Loin d’être indispensable si vous êtes déjà en possession de la précédente version (surtout celle de 2019), celle-ci apporte des aménagements bienvenus qui améliorent significativement l’expérience de jeu surtout grâce à la qualité de son écran OLED qui magnifiera vos jeux préférés. Une machine de transition qui s’adresse à un public plus exigeant qu’il serait dommage de ne pas ajouter à votre liste au Père Noël si vous n’êtes pas encore équipé.

Les plus :

  • Un écran OLED superbe et bien calibré
  • Une belle autonomie
  • La béquille enfin fonctionnelle
  • Enfin un port Ethernet

Les moins :

  • Peu de vrais changements
  • Le joy-con drift vraiment disparu ?
  • Risque de rayure avec le dock 
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