La saison 2 de l’Orange e-league aura bien lieu !

Noob a la chance d’annoncer en exclusivité le retour de l’Orange e-league, qui vivra sa saison 2 dès début 2022. L’occasion de faire un tour d’horizon de l’e-sport au Luxembourg, de son développement à sa professionnalisation future, en passant par son image, avec Barbara Fangille, Head of communication chez Orange, et Gilles Faber, membre de la Fédération luxembourgeoise de football (FLF).

Cela fait désormais plusieurs années qu’Orange s’investit dans le e-sport au Luxembourg. Que représente cet engagement ?

Barbara Fangille, Head of communication chez Orange : « Oui, nous participons à de nombreux tournois, de grands événements, et notre engagement dans le e-sport et le gaming va au-delà de la simple présence de marque pour moi. On est aussi partenaires et équipementiers de tous ces gamers, notamment avec la fibre à la maison avec laquelle on leur offre une certaine puissance de jeu, sans compter la 5G, le cloud gaming ou la VR qui arrivent. La concrétisation de cet engagement est bien évidemment l’Orange e-league. Après notre gros objectif est d’aider le e-sport à se structurer et à se professionnaliser au Luxembourg, et pourquoi pas avoir un jour un grand champion luxembourgeois ! »

Pour quelle raison la fédération de football luxembourgeoise (FLF) a souhaité s’engager dans le monde de l’e-sport ?

Gilles Faber, membre de la FLF : « Il s’agit d’une proposition de l’UEFA qui nous a sollicités au début. On a ensuite décidé de participer, on a trouvé cela d’autant plus intéressant pendant la période de Covid que nous avons traversé, afin de garder le contact avec les jeunes alors qu’il n’y avait plus de championnat et de football réel sur le terrain. C’était très important pour nous de garder le contact, avec les clubs également, et cette compétition e-sport a représenté un bon moyen. »

La grande première l’an dernier a été l’organisation de l’Orange e-league, autour du jeu Fifa donc. Comment cette compétition va évoluer ? Quels sont les points de satisfaction et les points à améliorer ?

Barbara Fangille : « On est plutôt fiers de cette première édition de l’Orange e-league. Je pense même qu’on ne s’attendait pas à autant de participation, puisque les 32 club des deux premières divisions se sont tous inscrits ! On avait en parallèle un tournoi individuel avec 64 joueurs qui ont participé. Tous les matchs ont été diffusés sur RTL play et sur Twitch. Et cerise sur le gâteau, on a réussi à organiser la finale en physique au Loft, à Contern, au mois de mai, avec notamment la présence de l’équipe nationale féminine de football. C’était très chouette! On est donc très content et on a maintenant envie de faire encore mieux… et je vous annonce d’ailleurs en exclusivité qu’il y aura bien une saison 2 ! Avec plusieurs évolutions… »

Gilles Faber : « Oui la première évolution est l’ouverture de la compétition à tous les clubs, et plus seulement ceux de BGL ligue ou de promotion d’honneur. Cela fait plus de 100 clubs au total qui ont la possibilité de s’inscrire pour les qualifications, pour tenter de rejoindre la ligue à 16 équipes, avec deux joueurs par équipe. La compétition devrait commencer début 2022. »

Barbara Fangille : « Notre particularité réside également dans le fait qu’on possède la licence EA Sport, ce qui permet à nos gagnants de participer ensuite à des compétitions internationales. Car c’est vraiment important pour nous de faire connaître et reconnaître les e-sportifs luxembourgeois à l’international. »

Comment se passe la collaboration entre Orange, la FLF et la LESF (Luxembourg Esports federation) ? Quels sont les rôles de chacun ?

Barbara Fangille : « Les rôles sont plutôt bien définis. »

Gilles Faber : « Oui, nous la FLF on s’occupe surtout du contact avec les clubs et avec EA sports, qui nous donne la licence. La LESF, elle, s’occupe de tout l’aspect organisationnel et matériel. »

Barbara Fangille : « On soutient pour notre part l’aspect communication, sponsoring et financier. On se charge également de la coordination globale. Après, l’ambiance est tellement bonne entre nous que les décisions importantes se font à trois. »

Si l’évolution de la crise sanitaire le permet, espérez-vous de nouveau pouvoir organiser des matchs, ou la finale, en physique et où ?

Barbara Fangille : « On a déjà une petite idée et on vous réserve de belles surprises… En tout cas, on voit les choses en grand ! »

Gilles Faber : « On fera peut-être aussi des matchs de la saison régulière au Loft, mais rien n’est encore acté. »

Quelles sont les évolutions à attendre de l’implication d’Orange dans le e-sport au Luxembourg ?

Barbara Fangille : « Notre volonté est vraiment d’encadrer son évolution et sa démocratisation, et d’aider à la création de structures autour des e-sportifs. Ce qui est important pour nous, c’est également de participer à leur changement d’image… Pour un e-sportif de haut niveau aujourd’hui, on est loin de l’idée reçue de la personne bloquée devant l’écran avec une mauvaise hygiène de vie. Désormais, ils ont des coachs, un encadrement, ce sont de vrais professionnels. On veut aussi insister chez Orange sur le fait qu’il y a un temps pour tout, un temps pour les écrans, et un temps pour la vie tout court. C’est essentiel. »

Quelles sont, selon vous, les étapes à franchir pour améliorer la pratique et la médiatisation de l’e-sport au Luxembourg ?

Gilles Faber : « Ce qui serait top, ce serait que le Comité olympique reconnaisse l’e-sport comme un sport à part entière. Même s’il faudra sûrement être encore un peu patients. En attendant, il faut continuer à soutenir son développement et à mettre la lumière sur les joueurs qui participent à des compétitions internationales. Mais je pense sincèrement que l’e-sport a un bel avenir au Luxembourg.  »

Barbara Fangille : « La mise en avant des joueurs au moment des compétitions internationales est vraiment très importante ! C’est le meilleur moyen de susciter des vocations. On voit l’évolution dans d’autres pays où Orange est impliqué, comme en France, et on sent qu’une vraie professionnalisation est en train de se mettre en place. »

Vous croyez vraiment à cette professionnalisation au Luxembourg ? Le pays en a le potentiel ?

Barbara Fangille : « Oui, on sent que les organisations se structurent, la communication s’intensifie. Il n’y pas de raison. Et le fait que la FLF s’intéresse à l’e-sport et se lance dans cette aventure avec nous montre que l’on avance vraiment. »

Outre l’Orange e-league, d’autres projets communs sont à prévoir entre vous en 2022 ?

Gilles Faber : « On ne peut rien annoncer de plus à ce stade, mais oui, il y aura d’autres choses autour du foot et de l’e-sport. »

Barbara Fangille : « Il y a une passerelle évidente entre le football et l’e-sport, et avec Orange nous souhaitons continuer à la favoriser. Et on a surtout cette belle saison 2 de l’Orange e-league qui nous attend ! »

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