
Le FC Metz a décidé de se séparer de Luc Holtz. Arrivé cet été avec pour mission de ramener les Grenats en Ligue 1, l’ancien sélectionneur du Luxembourg voit son aventure lorraine s’arrêter après quelques mois et sept matchs de championnat seulement.
Il fallait une sacrée coïncidence de calendrier. Le jour où Metz reçoit le pape, Luc Holtz quitte le banc du club grenat. Le clin d’œil prête à sourire, mais la nouvelle a quelque chose de brutal : celui qui avait passé quinze ans à la tête des Rout Léiwen n’aura pas bénéficié du même temps pour installer ses idées en Moselle.
En juin, le FC Metz l’avait présenté comme son premier choix pour mener l’opération remontée. Holtz s’était engagé pour deux saisons, accompagné notamment de Mario Mutsch et Yannick Kakoko dans son staff. Après une expérience à Mannheim, le technicien luxembourgeois tenait là l’occasion de faire ses preuves dans un club ambitieux de Ligue 2, à quelques kilomètres seulement de chez lui et dans un contexte qu’il connaissait.
Les premières semaines n’avaient pourtant rien d’un naufrage. Invaincu jusqu’à la mi-septembre, Metz a subi son premier revers sur la pelouse du Red Star à Bauer (1-0), avant d’arracher un nul contre Saint-Étienne (2-2) après avoir été mené de deux buts, où Hamza Kadamani avait d’ailleurs été pour la première fois titulaire. De quoi voir une équipe capable de réagir, mais aussi un début de saison qui ne dissipait pas toutes les interrogations autour d’un candidat déclaré à la montée. La première trêve internationale de la saison étant plus longue, certains clubs décident de faire des choix radicaux plus rapidement dans la saison, et les Grenats du président Serin en font partie, limogeant son entraîneur après sept petits matchs de championnat dirigés.
Dans les petits papiers du club depuis un moment, c’est Grégory Proment, ancien de la maison, qui serait sérieusement pressenti pour lui succéder. L’homme de 47 ans doit encore se libérer de son rôle de directeur des jeunes au sein de la Fédération marocaine avant de pouvoir endosser la casquette d’entraîneur d’un club dont il a défendu les couleurs à 301 reprises en matchs officiels.
Enfin, et selon nos confrères français de l’Équipe, Mario Mutsch devrait aussi plier bagages en même temps que Holtz. Contrairement à Yannick Kakoko, qui était aussi adjoint de l’ancien sélectionneur national des Rout Léiwen, mais dont la relation avec Mutsch avait occasionné quelques tensions en interne. Kakoko pourrait donc conserver son rôle d’adjoint, ce qui n’exclu pas non plus la possibilité qu’un nouvel adjoint arrive dans les prochains jours, et qu’il soit choisit par Grégory Proment. Le nom de Laurent Agouazi, ancien coéquipier de Proment, est dans les tuyaux.
Affaire à suivre mais forcément, ces choix posent déjà question sur la planification sportive. Proment avait en effet ouvertement confirmé qu’il avait postulé pour le poste cet été, et qu’il n’avait donc pas été retenu par le président Serin. Trois mois plus tard, le même président a semble-t-il changé son fusil d’épaule, et va donc se replier sur ce qui n’était pas son premier choix il y a encore quelques semaines. Une chose est sûre, Grégory Proment sera en tout cas le quatrième entraîneur du FC Metz sur l’année 2026 après Le Mignan, Tavenot et Holtz. Pas facile d’assurer des ambitions sportives dignes de ce nom quand le changement est aussi fréquent.