Pola Giorgetti : «Tout faire pour me lâcher !»

Aujourd’hui, c’est la journée de Pola Giorgetti, qui entre en lice dans sa catégorie, bien particulière, des poids lourds (+68kg). Avant d’affronter la numéro un française, Nancy Garcia, elle se livre à Mental !.

Depuis quand fais-tu du karaté ?

Je fais du karaté depuis que j’ai sept ans, donc ça fait bientôt presque vingt ans. J’ai commencé quand j’étais à l’école primaire parce qu’il y avait un club dans mon village, et je n’ai jamais arrêté.

A partir de quel moment as-tu su que tu passais un cap et que tu allais faire du karaté de haut niveau ?

Je pense quand j’ai eu 14 ans et que je suis allée à mes premiers championnats d’Europe avec l’équipe nationale. C’est vraiment là que j’ai pris conscience que j’adorais ce sport et partir en compétition avec l’équipe. Et depuis je n’ai pas lâché !

Quelle est ta plus grosse performance à ce stade ?

J’ai fait trois 5e aux championnats d’Europe et 7e aux K1.

Quels sont tes objectifs pour cette nouvelle saison ?

De décrocher des médailles au niveau seniors, ce qui est très difficile parce que le niveau c’est autre chose, il y a beaucoup de professionnels, ce qui n’est pas notre cas à nous au Luxembourg. On s’entraîne quand on peut, le soir, après le travail. Moi, par exemple, je participe à un projet de développement d’hôtels au Luxembourg, j’ai un master en droit et je fais encore des études à distance en hôtel management.

Parle-nous un peu de ta catégorie, qui a ses spécificités.

Oui, je combats en catégorie des poids lourds, donc parfois je rencontre des filles qui sont beaucoup plus grandes que moi. C’est plus difficile parce qu’elles sont tellement longues que tu prends rapidement un poing alors que tu ne l’as pas vu venir, il faut être encore plus attentive. Mon avantage dans la catégorie, c’est que je fais tout juste 68kg, je suis la plus légère et je suis du coup plus rapide que les autres filles. Je dois profiter de ça.

Comment s’annonce ton tableau ici, à Paris, pour ce tournoi ?

Il y a peu d’inscrites, mais celles qui sont là sont très fortes. Je le savais déjà en venant ici, c’est impossible d’éviter les meilleures. Au premier tour, je prends la numéro un française, Nancy Garcia, qui a déjà gagné des K1. Et au deuxième tour, si je passe, je prends la 7e mondiale, la Finlandaise Titta Keinänen, que je connais bien et qui est très forte. Donc c’est un très gros challenge, alors qu’à la base je venais ici pour engranger de la confiance… Je travaille beaucoup cet aspect avec un coach mental. A une autre époque, je serais peut-être partie découragée et perdante dans ma tête, mais aujourd’hui je vais tout faire pour me lâcher sur le tatami, ne pas me bloquer, être tranquille, souple et me lâcher. Et prendre du plaisir !

Propos recueillis par François Pradayrol, à Paris

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