Pit Brandenburger à contre-courant

Le nageur luxembourgeois, perturbé par le covid, nage à nouveau dans le bonheur après un stage prometteur à Lanzarote.

Comment qualifieriez-vous votre saison 2021 ? Il fallait se remettre dans le bain avec notamment une reprise du sport délicate et la coupure liée au covid …

Si je devais décrire ma saison 2021, il y a juste un mot qui me vient à l’esprit : décevante. Ayant eu beaucoup de difficultés depuis le premier confinement, en 2020, j’ai mis longtemps avant de revenir à un niveau acceptable pour moi. L’année avait bien commencé jusqu’à ce que j’attrape le Covid en février. J’ai de nouveau été deux semaines à l’arrêt, sans symptômes heureusement sur le long terme. J’ai ensuite pu me remettre à niveau grâce à mon entraîneur Christophe Audot. Cela m’a permis de décrocher un meilleur temps en 100m individuel et un record national avec l’équipe en relais 4x100m où je fais un meilleur temps « départ lancé » aux Championnats d’Europe à Budapest. C’est vraiment le moment clé de la saison 2021 car après, je n’ai pas réussi à performer comme il faut.

Comment vous êtes-vous remis dans le bain?

J’ai pris quatre semaines de vacances après la dernière compétition de juillet. J’ai recommencé par faire un travail axé sur le cardio, et d’autres sports comme du vélo, de la course à pied puis de la musculation, avant de recommencer à nager, fin août. Finalement, de retour définitivement au Luxembourg, je m’entraîne à 100% avec la FLNS (Fédération Luxembourgeoise de Natation et de Sauvetage) avec Christophe Houdot, qui me connait depuis que j’ai treize ans. J’ai réussi à décrocher une performance personnelle au 100m petit bain lors des championnats d’Europe à Kazan. Mais malheureusement, sur le 200m, je n’ai pas réussi à performer comme je le souhaitais.

Vous avez commencé l’année par un podium à Saint-Germain-en-Laye, c’était le 30 janvier dernier. J’ai toutefois lu sur vos réseaux sociaux que vous n’étiez pas satisfait. Que vous a-t-il manqué? 

Oui effectivement, j’ai fait un podium à Saint-Germain-en-Laye, mais le temps était très loin de mon meilleur et la course était loin d’être bonne, à mon avis. Certes, je n’étais pas préparé et en plein entraînement mais je suis strict avec moi-même et je pense qu’il y a avec le niveau du jour une seconde à gagner. Ce qui ne changerait pas la 2e place sur le podium. Ce qui est difficile en ce moment pour moi, c’est que depuis un an, j’ai nagé plusieurs fois plus vite à l’entraînement sur un 200m qu’en compétition et je ne sais pas pourquoi. Je reste optimiste et je regarde vers l’avant. 

Comment s’est déroulé votre stage à Lanzarote ?

Cela s’est super bien passé. L’équipe était souriante, l’ambiance aussi était très bonne. Des conditions presque parfaites. La piscine était un peu trop froide au début de la deuxième semaine à cause du vent. Je suis fier de ce que j’ai fait, j’ai fait plein de choses que je n’avais jamais faites auparavant. 

Lesquelles, par exemple?

J’ai fait des enchaînements d’entraînement intensifs avec de gros chronos sur un 400m par exemple où je n’ai jamais nagé plus vite que 4:16 à l’entraînement. Lors du stage, j’ai nagé 4:13, 4:14 et plusieurs 50m vraiment rapides avec un meilleur temps à l’entraînement en 24.1, ce que je n’ai jamais fait. Aussi, de très bons 100m et un 200m en 1.53.5. A Saint-Germain, par exemple, j’avais fait 1:54.3. 

Que change la déprogrammation des championnats du monde à Fuokama pour vous ?

Pour moi, cela a été un « choc ». J’étais qualifié et je voulais absolument y aller car j’adore le Japon. Ce que ça change réellement, c’est que la saison risque de devenir « méga longue », tout risque d’être décalé et les championnats du monde auront lieu de nouveau deux mois plus tard à Budapest. Cela aurait fait un « petit break » en milieu de saison.

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