L’interview décalée de Christine Majerus

1) Quand on est élue Sportive luxembourgeoise de l’année cinq fois, comment est-ce qu’on garde la motivation ?

On ne fait pas du sport pour gagner ce genre de titre. Attention, c’est toujours une belle récompense quand on les gagne, ça rend très heureux, mais ça n’est pas un objectif en soi, en tout cas pas pour moi. Moi, ce qui me motive, c’est de me dépasser au quotidien dans mes entraînements et en compétition, et réussir à garder un esprit ludique de la course.

2) Championne de 400 mètres, 800 mètres, cyclo-cross, contre-la-montre, course sur route, master en poche, participation aux Jeux olympiques… Vous attendez quoi exactement pour vous pencher sur le Covid-19 et lui régler son compte ?

C’est moi qui dois m’occuper du Covid ? Ouais, je ne pense pas que ce soit une bonne idée que ce soit moi qui m’en occupe… Je peux juste donner l’exemple, respecter les consignes. Je veux bien donner un coup de baguette magique, mais je n’en ai malheureusement pas, donc je fais appel à la responsabilité de chacun et chacune.

3) Le plus beau pays pour faire du vélo ?

Je pense que tous les pays ont de beaux endroits, il faut juste les trouver. J’aime bien rouler en montagne, donc les Alpes, peu importe le pays, c’est mon terrain favori.

4) Deuxième passion après le vélo ? Interdiction de dire la course !

Ça tombe bien, parce que ce n’est absolument pas une passion, la course à pied ! J’ai plein de petits hobbies, surtout du bricolage. Dessiner, tricoter… : des choses qui me permettent de récupérer mentalement. J’aime bien les activités artistiques. Mais surtout pas la course à pied !

5) C’est quoi votre discipline préférée en vélo ?

Ça dépend des jours. Généralement, là où j’avance le mieux (rires) ! Il y a des jours où je déteste la course et d’autres où je l’adore. On va dire que la route, c’est mon gagne-pain, et le cross, c’est pour le fun.

6) Quel est votre repas préféré ?

Bah ça tombe bien, c’est la Chandeleur, donc je vais dire les crêpes !

7) Vous avez dit en 2016, aux Jeux olympiques de Tokyo, à la suite de votre épreuve, que vous alliez passer le reste de votre temps à regarder d’autres disciplines. Allez, en vrai… c’était caïpirinha et capoeira non-stop, non ?

Bah non, parce que j’étais toute seule, donc c’est un peu compliqué de s’amuser comme ça, toute seule, ç’aurait plutôt ressemblé à une grosse dépression (rires). Donc oui, j’ai bien été voir d’autres compétitions, et j’ai profité de la chaleur brésilienne.

8) Quel est votre athlète masculin ou féminin préféré, et pourquoi ?

À vrai dire, il n’y a pas vraiment d’athlète que je suis particulièrement. Je n’en ai jamais vraiment eu, si ce n’est Armstrong, avant que son histoire de dopage me pète à la gueule (rires) ! Après ça, j’ai compris qu’il fallait se concentrer sur moi, et qu’il ne fallait surtout pas essayer d’imiter quelqu’un parce que ce qui fonctionne pour l’un ne fonctionne pas nécessairement pour l’autre.

9) Vous préférez la course sous un froid horrible ou une chaleur suffocante ?

Sous un froid horrible. Au moins, on peut se protéger du froid, parce que la chaleur suffocante, si ce n’est de rouler toute nue, il n’y a pas grand-chose à faire (rires). Je ne suis pas une personne du sud, donc la chaleur et moi, on n’est pas amis.

10) Quand on est athlète de haut niveau, ça arrive les week-ends pyjama-Netflix-pizza ?

Ah oui ! C’est peut-être pas tout un week-end, mais je me fais plaisir. L’alimentation, c’est quelque chose qui devient de plus en plus important dans le sport, mais je pense que c’est aussi malheureusement parfois trop poussé à l’extrême, et se faire plaisir avec l’alimentation, ça fait partie d’un bon équilibre. Il n’y a pas de mal à se faire plaisir de temps en temps, mais il y en a à se restreindre et faire trop de sacrifices. J’en fais déjà assez.

11) Vu le nombre de kilomètres que vous avalez, vous devez avoir la réponse : la terre, elle est plate, oui ou merde ?

Elle est pas plate, non… Et plus on avance, plus ça devient dur (rires). Ce serait plus simple si elle était plate.

Merci beaucoup pour votre temps.

Merci à vous. Je vais quand même réfléchir un peu pour le Covid, et je vous dis si je trouve un truc (rires).

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